WAC vs RSB : Le diable se trouve dans la transition

WAC vs RSB : Le diable se trouve dans la transition | Wydad Athletic Club - Actualité / News du WAC - أخبار الوداد الرياضي

Plus qu’une étape, plus qu’un pas, avant que le Wydad de Casablanca ne retrouve la finale de la coupe du trône, un stade que les Rouge et Blanc n’ont plus connu depuis 2004. Soit, une inestimable occasion de garnir un palmarès en coupe du trône, dont le compteur s’est arrêté à 9, en 2001. Bien que le Wac y possède un véritable savoir-faire, en étant le club le plus titré dans cette compétition, il s’agira pour René Girard et ses hommes de se bouger, se sortir les doigts du nez et mettre un peu plus d’intensité par rapport aux matchs précédents et notamment, le dernier en date, contre l’Etoile du Sahel, Samedi dernier. Car ils auront à faire à une équipe pétrie de qualité et cohérente dans tout ce qu’elle fait et qui au passage les a éliminé en quart de finale lors de l’édition précédente.

La Renaissance Sportive de Berkane c’est un grand club dans une petite ville. Pas forcément grand en termes de palmarès ou de base de supporter, mais grand de par son équipe et son staff technique. En atteste son parcours en coupe de la confédération, où Jouani et ses hommes, se sont fait sortir in extrémis, la tête haute et sans démérité, par les futurs finalistes, l’AS Vita club.

Justement, parlons-en du carré vert et de la tactique qui fait de la RSB un opposant plus que solide, au même titre que son bloc. C’est d’ailleurs leur principale force, la position dudit bloc. Souvent déployé dans un 4-4-1-1, le bloc en question s’attache à garder une position médiane. Ni trop haut, pour ne pas offrir des espaces en profondeur aux attaquants d’en face, ni trop bas, pour ne pas subir. Défensivement, cette stratégie leur permet de gêner énormément la progression du jeu. Compact avec des distances entre les joueurs réduites, les deux lignes de quatre instaurées par le coach de la RSB ont tendance à actionner un pressing axial au niveau du rond central, lequel permet d’orienter le jeu de passe adverse vers un entonnoir sur les flancs. Une astucieuse idée. Et pour cause, à la récupération du ballon, en phase de transition défense-attaque, les milieux de terrains adverses, se retrouvent presque à chaque fois désaxés et donc incapable de couvrir leur charnière centrale. Souvent hors de position donc, ces derniers galèrent face à la recherche instantanée de verticalité voulue par le coach Berkani après la perte du ballon. Ce constat est conforté par les 3 passes en moyenne effectuées par les joueurs de Berkane à chaque fois qu’ils ont le ballon dans les pieds. Cette transition offensive hyper rapide, a pour premier destinataire L. Kodjo. L’attaquant togolais, qui semble ne pas trop souffrir du départ d’El Kaabi, n’est pas vraiment un attaquant de profondeur et il n’a pas non plus un esprit collectif exacerbé, mais il pèse sur la défense par son jeu de corps, sa capacité à couvrir la balle et permette à son équipe de gagner du terrain. Son profil est fortement bonifié par l’ex- milieu de terrain monégasque, Alain Traoré. Lui, il a cette capacité à prendre la profondeur et a joué juste, dans le bon tempo.

Vous l’aurez certainement compris, le match de cet après-midi ne sera pas une partie de plaisir, et ceux qui pensent que le résultat est joué d’avance risque d’être surpris. On espère que le onze Wydadi ne sera pas animé par cette mentalité. Certes on a dit que la RSB était une équipe dangereuse en phase de transition et difficile à manier, mais elle n’est surement pas imbattable. Pour en venir à bout, l’une des pistes à explorer résidera dans la faculté a renforcé le cœur du jeu. Soit René Girard maintient son 4-2-3-1, et dans ce cas se sera aux ailiers de faire des appels intérieur afin de créer une supériorité et renforcer le milieu de terrain ou bien muer en 4-3-3 ou en un 4-4-2 losange. Concernant la première tactique, en 4-3-3 donc, il y aura certainement une précision et une justesse dans la passe, à avoir quand le Wac aura le ballon, notamment lorsqu’il faudra toucher les ailiers dans l’axe et ses petits espaces. A contrario, défensivement, le repli de ces mêmes ailiers sera capital pour ne pas trop se mettre en danger sur les flancs. Pour ce qui est du 4-4-2 losange, il y a vraiment peu de chance qu’il soit utilisé. Mais si tel est le cas, on peut être sure et certain que le WAC prendra le dessus dans l’entrejeu, et pourra être dangereux, tout d’abord grâce à une seconde option en attaque, et ensuite, à travers les projections d’un des milieux deux relayeurs, ou du milieu offensif. Cela dit, cette stratégie demande beaucoup de vigilance auxdits relayeurs qui doivent gérer la largeur puisqu’il n’y aura pas d’ailiers pour couvrir les côtés.