WAC VS IRT : Passation de pouvoir ?

WAC IRT

Ce soir, quand la nuit aura totalement grignoté le ciel, le Wydad de Casablanca, vêtu du costume de leader, accueillera à partir de 22 heures, au stade Père Jégo, le champion en titre sortant, l’Ittihad de Tanger (5ème). Une rencontre qui diffuse un parfum particulier de passation de pouvoir, alors qu’il y a quelques semaines, les choses paraissaient presque plus claires.

L’hiver dernier, lorsque le Wac enchaînait les victoires comme des perles (7 consécutives), tout le monde pensait, et nous les premiers, que rien ne pouvait empêcher les rouges de faire tomber ‘’Red’’ ce championnat. Et puis, au grès des soubresauts d’un calendrier aussi chargé qu’illisible -on y reviendra plus tard- et d’une seule pauvre victoire glanée lors des six derniers matchs, dont deux défaites, le finaliste de la ligue des champions, s’est exposé a un sursaut du Raja de Casablanca. Désormais, deux unités séparent ces deux rivaux éternels.

Au grand dam de sieur le fair play, cette lutte sportive à distance, a mué en campagne de déstabilisation psychologique. L’atmosphère de la semaine écoulée a été polluée par quelques débats et polémiques. Petit rappel des faits. Les Rouge et Blanc compte un match en retard contre l’OCK. Prévue initialement jeudi, cette confrontation a été déprogrammée pour faire place à la 29ème journée du championnat qui débute ce soir et se fini lundi par un MAT-Raja. Un changement aussitôt contestée par le comité des Vert. Par le biais d’un communiqué publié sur leur site officiel, ils demandent la tenue des deux dernières journées du championnat simultanément, et ce après avoir purgé tous les matches retard.

A travers le prisme des règlements de la compétition, cette requête parait difficile à soutenir. En atteste l’article 20 du règlement en question. Il stipule que « la structure organisatrice de la compétition fixera les matches retour déprogrammés ou reportés par celle-ci, à la première date disponible, et ce avant la dernière journée du championnat». Malgré cela, hier, l’OCK s’est greffé à ce vent de contestation. Schématiquement, deux thèses s’entrechoquent. Pour un camp, l’enjeu veut que le calendrier soit mis à jour pour une question d’égalité de chance, alors qu’une autre catégorie considère que cela n’affecterait pas outre mesure le déroulement du championnat.

Ces dernières 48h, aussi humide que pesante, ont certainement perturbé les hommes de Benzarti. Et si on additionne ces polémiques à une série de résultat qui n’invite pas à l’optimisme, et une image renvoyé par le club peu reluisante – entre un joueur qui a récemment fait la une de l’actualité et un président dont la double casquette, président de club et de la ligue professionnelle, prête à confusion-  le Wydad de Casablanca nage en eaux trouble, à l’aube d’une semaine prochaine importante déterminante dans l’histoire du club. Du coup, il sera essentiel pour Benzarti de maintenir la fraîcheur de son groupe, sa légèreté, et ne pas plomber ses joueurs par des responsabilités trop importantes pour qu’ils restent performant dans une semaine. Et le meilleur moyen d’y parvenir, est de clore les débats en gagnant contre l’IRT. Car le temps de la mansuétude est révolu, l’idée est désormais pour le WAC d’assoir sa suprématie nationale, en garnissant sa vitrine déjà très bien fourni, par un titre en plus.

Ainsi donc varie le destin des champions. Avec ses hauts et ses bas, ses cols et ses descentes, ses horizons dérobé. Ce WAC- IRT est un combat qui n’est pas écrit. Quand bien même les nordistes tournent aux ralentis, avec 5 points pris sur 18 possibles, et deux défaites lors des deux derniers matchs. Mais s’il n’est pas écrit, il est indécis donc intéressant, dans une opposition de style qui promet. Et comme il y a peu d’écart en ces altitudes entre les regrets et la gloire, l’épilogue de ce championnat est dangereux, mais exaltant. Mais dangereux. Mais exaltant.

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