WAC VS FUS : Une sentinelle en question

WAC VS FUS : Une sentinelle en question | Wydad Athletic Club - Actualité / News du WAC - أخبار الوداد الرياضي

En attendant le très probable retour du coach tunisien Benzarti, dont la prise de pouvoir est actée depuis des semaines déjà, par plusieurs sources concordantes, en sus du président, M. Naciri, qui ne rate aucune occasion pour en vanter les mérites et les qualités, alors qu’en début de saison, soit une période charnière, ce même Benzarti n’a pas hésité à lâcher le WAC, de son côté, le duo Noël Tosi-Moussa Ndaw s’escrime à remettre dans le sens de la marche des Rouge et Blanc, toujours abonnés aux abysses du classement en championnat, mais qui jouissent depuis peu d’une atmosphère apaisée et gagnée par un semblant d’embellie. Un souffle de positivisme symbolisé à la fois par le dernier succès acquis dans la douleur, contre le Youssoufia de Berrechid (3-2), jeudi, mais aussi, par l’épilogue du conflit larvé entre la direction et le désormais ex-technicien du Wydad, le français, René Girard.

Tout à l’heure, face au FUS (9ème), l’alliage franco-sénégalais, tentera donc de surfer sur le dernier succès, pour enchaîner et regagner encore une fois, en se basant sur ce qui a marché, mais aussi en rectifiant ce qui a moins fonctionné. En effet, si d’un coté, le Wydad a trouvé le chemins des filets, par trois fois, chose qui ne lui était jamais arrivé cette saison, de l’autre les largesses défensives ont été légion, d’ailleurs on se demande toujours comment le Wydad n’as pas concédé l’égalisation, tant les joueurs de Berrechid se sont promenés en seconde mi-temps, profitant des errements de l’animation défensive Wydadi. Certes, Achraf Dari n’était pas là pour faire la paire avec Comara, mais au fond, qu’un joueur de même pas 20 ans, soit à lui seul garant de la stabilité de l’arrière garde du Wac, interroge au plus haut point. Mais pas que.

Outre le repli défensif des attaquants de cotés (Ounajem, Aouk, Haddad,…) dans un 4-2-3-1, la tactique récemment privilégiée, la protection du Back four par les deux milieux défensifs se révèle être capitale. Cela dit, force est de constater que les performances de Nakach et Saidi sont insatisfaisantes.

Autant les largesses défensives de Saidi trouvent écho dans son rôle de box to box, qui l’oblige à prendre des risques en se projetant vers l’avant, autant les maigres performances de Nakach, censé être une couverture tout risque devant la défense, sont insuffisantes. Pis, elles plombent souvent son équipe. Sa ligne de statistique en atteste. Tout d’abord, ils se fait méchamment bougé aussi bien dans les duels défensifs, seulement 28 % gagnés, que dans les duels aériens (37 %). Pour un récupérateur, savoir taclé n’est pas une faculté à posséder impérativement, car en principe, la lecture du jeu adverse prime à ce poste. Toutefois, quand ce même récupérateur, tente en moyenne 0,92 tacles par match, cela dénote d’une absence de combativité. Une lacune amplifiée par un taux de réussite au plus bas : Nakach, depuis le début de saison, a raté le trois quart de ses tacles.

Revenant à la lecture du jeu adverse. Jusqu’à présent, après près de quatre mois de compétition, le vétéran milieu défensif, n’a jamais récupéré plus de 9 ballons dans une même rencontre. Ce n’est pas outrageant, mais ce nombre reste dans une fourchette assez basse. En général, les joueurs moyennement performants à ce poste récupèrent plus de 11 ballons toutes les 90’. Autres aspect lié à cette fameuse lecture du jeu adverse, les interceptions. Avec trois petites interceptions par match, Nakach est bien loin des standards acceptables.

Du haut de ses 36 ans, Brahim Nakach incarne aux yeux des supporters du WAC, le capitaine modèle, l’expérience personnifiée, il y en a même certain qui l’ont affublé du terme ‘’âme’’ du WAC. Pas sure qu’ils aient tous raison. Car c’est bien beau de manier des superlatifs, mais ça l’est moins de baser son analyse sur les vestiges du passé. L’impression qui prime aujourd’hui, est que le corps de Nakach n’arrive plus à suivre la cadence. A son age, c’est un peu normal contrairement au fait qu’il soit titulaire à chaque fois, sans plage de récupération, alors que ça lui ferai beaucoup de bien. De plus, il n’a jamais briller par son jeu de passe à l’inverse de son impact physique. Alors du coup, comme aujourd’hui il a perdu beaucoup de ce qui faisait de lui, jadis, un incontournable du Onze du Wydad, et que ses qualités balle au pied sont toujours aussi peu reluisante, il va sérieusement falloir lui trouver dans un premier temps un remplaçant pour le faire souffler, puis dans un second temps, une relève pour le remplacer lorsqu’il rangera les crampons.

Pour le moment, excepté Assbahi, qui doit encore parfaire sa condition physique et gagner en abattage, on voit mal qui peut bien être ce joueur. Et à défaut de mieux, la défense du WAC se retrouve souvent exposée aux attaques adverses, que ce soit en phase de construction ou en contre, comme on a pu le voir jeudi.

Pour l’instant, dans l’optique de masquer les lacunes de ladite sentinelle, il conviendrait d’accorder une importance particulière à la densité du bloc défensif. Dernièrement, les lignes étaient trop distendues et les joueurs trop éloignés les uns des autres. Résultat, le bloc se délite au moindre un contre ou perte de balle en position haute.

Il n’y a pas de recette miracle pour remonter au classement. Cette ambition passera forcément par retrouver une défense solide à défaut d’avoir une animation offensive redoutable. En d’autres termes, la note artistique doit passer au second plan, pour faire place nette à des victoires, aussi courte soit-elles.