Interview :Témoignage d’un Vétéran Wydadi (Partie 1).

Interview : Témoignage d’un vétéran Wydadi (Partie 2) | Wydad Athletic Club - Actualité / News du WAC - أخبار الوداد الرياضي

Une surprise de taille pour les habitués du site « WydadPlus.com » avec l’interview d’un ancien Wydadi, Mohamed. D. Ce vétéran qui est né en 1938 est issu d’une famille Wydadie de pure souche , a accepté avec gentillesse de répondre à nos questions. Voilà donc, le contenu de la Partie-1 de notre entretien, qui  tourne autour de sa carrière.

W+ : Avant de commencer l’interview avec votre site « WydadPlus.Com », présentez-vous au public Wydadi ?

Mohamed. D : Je suis Marocain de pure souche Casablancaise, je suis né dans l’ancienne médina de Casablanca (Quartier sidi FATAH plus exactement), je suis issu d’une famille purement Wydadie, puisque mon oncle maternel (feu HAJJAMI) jouait dans l’une des premières équipes du Wydad AC au milieu des années 40. Feu Abderrazak HAJJAMI, qui a joué avec feu Abderrahmane BEL MAHJOUB, Feu Mohammed EL KHALFI et Feu REDDANI, est mon cousin germain.

Personnellement, j’ai joué pendant 2 ans dans la catégorie des cadets et j’avais comme entraineurs, Feu Abdelkebir KABBOUR et Feu Père JEGO, qui m’appelaient « le tocard », en me disaient en arabe dialectal « Bâad Aalik al Koura. Sire Takra Ahsane Lik ». Ils étaient gentils avec moi parce qu’ils savaient que j’étais le neveu de leur chouchou….

Effectivement, J’ai suivi leurs conseils. Poussé par mes parents, qui voyaient avec de mauvais yeux le fait que je voulais ressembler à mon oncle précité. Je suis donc lauréat d’une grande école d’ingénieurs, major de la promotion de juin 1965. Bien sûr, mes étude primaires et secondaires, je les ai faites à Casablanca,(jusqu’au C.A.P à l’école de la ferme BLANCHE qui se trouvait entre Derbs « Taliens » et « Botuil » en ancienne médina). Cette école qui a fourni plusieurs cadres marocains a été détruite par des mafiosos de la construction immobilière, vous vous rendez compte ils détruisent un lieu du savoir pour construire des soi-disant immeubles comme des boites d’allumettes.

Le 2eme volet de mes études secondaires je l’ai fait à l’école industrielle de Casablanca (actuel lycée AL KHAWARIZMI) promotion juin 1957. Il y a eu ensuite 2 années de math sup math spé à Montpelier.

A mon retour au MAROC, j’ai été cadre sup dans un grand office marocain, que j’ai quitté en 1984 pour rejoindre une société privée de Casablanca, ou j’ai exercé la fonction de Directeur Technique jusqu’à 1998, date à laquelle j’ai pris ma retraite.

Je me suis marié étant encore étudiant. J’ai 3 enfants (2filles et un garçon) une de mes filles a 52 ans la deuxième a 49 ans et le dernier a 44ans. Ils ont tous fait des études supérieurs et ils vivent actuellement en Amérique du nord, je suis bien sûr grand papa de 3 enfants et bientôt la 4eme.

W+ : Si on revenait un peu en arrière, vous rappelez-vous de vos débuts avec le WAC ?

Mohamed. D : La réponse est non, parce que je suis né Wydadi, et je le resterais jusqu’à la fin de ma vie, et même si ce n’était pas le cas, j’aurais été un adhérant au Wydad AC, parce que cette équipe répond à toutes mes idéologies (sportivement parlant).

Tout jeune, je ne ratais pas les entraînements des joueurs et surtout les matchs du Wydad AC , allant des fois jusqu’à faire l’école buissonnière au risque de recevoir une bonne raclée (La Falaka), en rentrant à la maison. En compagnie de mes amis, nous avons été arrêtés, à plusieurs reprises par les gardes mobiles du protectorat du simple fait d’avoir prononcé de vive voix le mot : WAC. WAC. WAC, ou parce que nous dissimulions des canards sous la djellaba lorsque, le Grand Wydad AC jouait au stade « PHILIPS », (j’écris ces phrases avec des larmes aux yeux).

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