La stabilité ou la valse des entraineurs?

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Lorsque l’équipe rentre dans une spirale de mauvais résultats, sans essayer de comprendre les raisons et le contexte,dans l’espoir d’un choc psychologique susceptible de remettre l’équipe sur les bons rails, il est d’usage, que l’entraineur doit changer. Or, le changement d’entraineur peut-il avoir des effets positifs sur les résultats ? Une telle décision est-elle efficace ?

Évitons les questions horripilantes, essayons de voir les choses plus clairement et revisitons notre propre histoire.

L’ère de Mr Al Akram

Elle fut surtout caractérisée par une instabilité au niveau du staff technique. Pas moins de huit coachs se sont succédé à la tête de l’équipe, avec des résultats en deçà des aspirations de supporters et des ambitions de l’équipe. Cette valse d’entraineurs qu’a connue notre équipe pendant cette période était incapable de recréer une dynamique d’envie au sein du groupe. Elle a surtout généré une instabilité à tous les niveaux, elle a même créé une division au sein des supporters. C’était la guéguerre.

En gros, Mr Al Akram n’a pas su garantir une certaine forme de stabilité, susceptible d’influer directement ou indirectement sur les résultats.

L’ère de feu Mekouare

C’est la période de la grande gloire de notre équipe, marquée par la stabilité à tous les niveaux. Le mot d’ordre était à la confiance renouvelée, quatre ou cinq années sous la houlette du duo Bettache-Khalfi, idem avec Youri. Le tableau de chasse en est le témoin de cette glorieuse période, fruit d’une stabilité et d’un climat sain instauré par le président Mekouare. Un président qui n’a jamais considéré les entraineurs comme des pantins, qui ne sont là que pour amuser la galerie.

Notre référence à ces deux périodes a pour but primordial de signifier que l’une des clés de la réussite se trouve dans la stabilité au niveau de la barre du staff technique et de la confiance qu’on place en elle.

Par contre, quand l’équipe est en déperdition totale et que le timonier ne tient plus la barre,ne parvenant pas à instaurer un climat de sérénité, même si l’on était pour le maintien du staff technique, la raison peut nous contraindre à agir vite et avec intelligence. Dans ce cas précis, il faut trouver le moyen de reconstituer cette dynamique d’envie au sein du groupe et faire preuve d’efficacité managériale.

On ne joue pas avec le devenir du Wydad.

Abdel_Ier