Le projet d’élargissement de la Botola à 20 équipes a franchi un premier obstacle, sans pour autant lever les principales réserves. Réunis lundi 17 août, les représentants des clubs ont donné une majorité au projet, mais plusieurs voix discordantes ont empêché l’émergence d’un accord incontesté.
Derrière les 17 votes favorables, sept clubs ont rejeté la proposition et trois autres se sont abstenus. Un résultat qui révèle surtout les fractures autour d’une réforme susceptible de bouleverser l’équilibre actuel des compétitions professionnelles.
Les partisans de l’élargissement mettent en avant l’ouverture du championnat et la possibilité d’offrir davantage de places au sein de l’élite. Les opposants, eux, redoutent une augmentation des difficultés déjà rencontrées : calendrier chargé, contraintes financières, infrastructures et niveau de professionnalisation encore inégal entre les clubs.
Le véritable débat dépasse toutefois le seul résultat du vote. Modifier le format de la Botola implique de toucher aux textes qui encadrent les compétitions nationales. La décision finale ne relève donc pas uniquement de la Ligue nationale de football professionnel et devra suivre le circuit institutionnel de la Fédération royale marocaine de football.
Le vote de lundi ne ferme ainsi aucune porte, mais il ne règle rien non plus. La Botola à 20 reste une réforme majoritaire sur le papier, mais politiquement et institutionnellement, le dossier demeure loin d’être bouclé.
Une question s’impose désormais : faut-il élargir le championnat avant de résoudre les problèmes qui freinent encore sa professionnalisation, ou considérer justement l’élargissement comme un moyen de transformer le football professionnel marocain ?






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