Rien n’est pire qu’une révolution ratée

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Ça y est, on pensait pouvoir tourner une page et passer à autre chose, quand le dossier du WAC brillait comme une étoile pour éclairer tout un tas de dysfonctionnement du foot Africain, dénonçant ainsi les événements honteux qui ont émaillé le match du WAC face à l’EST. Pas besoin de réciter les péripéties de ce fiasco qui a sonné aux quatre coins de la planète.

A deux doigts d’être démolie, cette montagne d’injustice et d’incrédibilité que représente l’organisme de la confédération Africaine et ceux qui le dirigent. A l’instar des récentes révolutions de toute nature, surtout politiques, la présente montée a connu, hélas, un sort identique. En atteste le contenu des différents jugements, tout maigres et absurdes soient-ils, ont vite transformé nos attentes en mirage, un rêve laissant croire à une tentative d’assainissement en or fut malheureusement échouée.

Depuis le but d’El Karti clair comme l’eau de roche, passant par l’absence du VAR, jusqu’à offrir le trophée aux Tunisiens, ce clip long mais tellement court en sens et en logique a laissé croire à un complot mal tourné, un délit qu’on n’a pas su perfectionner. Quand bien même le meeting de Paris a dédié au WAC une part de gâteau, cet espoir éphémère de rejouer la 2ème manche, mais en réalité, la CAF ne cherchait qu’à se protéger provisoirement et à tout prix afin de garder un visage sain, à quelques jours d’un événement continentale si important à l’image de la CAN. La décision du TAS quant à elle, a manqué de toute rigueur en renvoyant la balle entre les mains des manœuvriers, au moment où il fallait initier une enquête pour mettre en exergue les véritables circonstances de l’absence de ce dispositif, à deux reprises successives de la compétition la plus prestigieuse du continent.

En tout cas, difficile de faire d’hypothèse, mais ce qui est sûr, c’est que cette série d’épisodes aurait certainement dévoilé des vérités plus intéressantes, susceptibles de restructurer l’entourage du ballon rond africain pour espérer des lendemains meilleurs. Mais le plus important à garder en tête au final, c’est que ces dits dirigeants, de la CAF et du TAS tous confondus, n’ont guère fait montre de détermination et de fermeté durant leur mission. Seraient-ils cibles de bruit extérieur ? On n’en sait rien, encore moins ce qui se passait en coulisse, et l’histoire du football aussi bien en Europe qu’en Afrique, a souvent montré qu’il y a eu dans le passé autant de moments d’euphorie et de succès inoubliables que de défaillances et de magouilles avec toutes leurs faiblesses, quand celles-ci favorisent d’épouser le monde des affaires au détriment de l’égalité des chances et du mérite.

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