Quand la rumeur supplante le criticisme

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Le manque de transparence et celui de la communication sont les deux éléments permettant à la rumeur de prendre naissance et de se répandre. En bref, le manque d’information est le contexte idéal pour que la rumeur prenne forme .

Que se passe-t-il dans la maison Wydadie ?

En ces moments de crises que traverse notre chère équipe, les rumeurs les plus folles se propagent à la vitesse de la lumière, les guerres intestines et les intérêts personnels prennent le dessus sur la raison et la réflexion. Dans chaque moment de crise, ce sont des clans qui se créent et chacun d’entre eux,utilise la rumeur,fruit d’intentions avouables, pour parvenir à ses objectifs. L’intérêt général de l’équipe est aux oubliettes, d’ailleurs, il n’était jamais à l’ordre du jour.

Pour comprendre ce qui se passe actuellement,il faut remonter aux saisons précédentes. Les ABC de l’histoire nous enseignent que comprendre le présent, c’est étudier le passé.

Ce qui nous intéresse aujourd’hui , c’est l’ère du président Al Akram, non pas pour réduire à néant ce qu’il est parvenu à faire avec plus ou moins de succès, mais pour essayer de comprendre les raisons de son échec dans certains domaines. Car globalement, sous sa présidence, le Wydad a connu l’une des plus sombres pages de son histoire, que ce soit au niveau des résultats ou au niveau de gestion .

L’absence d’une stratégie prédéfinie, que le Président et son comité ont omis d’intégrer dans leur programme a contribué systématiquement à l’anéantissement des objectifs fixés.Ce n’est pas avec des promesses en présence des différents coachs qui se sont succédé à la tête de l’équipe et des médias qu’on parvienne à atteindre les objectifs fixés. Sans un plan murement échafaudé, la réussite ne peut être au rendez-vous.

Nous pouvons entre autres citer la gestion de l’effectif comme étant le fond de notre crise. Une gestion désastreuse qui a pour conséquence d’avoir instauré un climat de chaos entre les joueurs, un climat de suspicion au lieu d’un climat de fraternité, un climat de haine au lieu d’un climat de concurrence loyale. C’est ahurissant d’avoir recruté en l’espace de cinq ans un aussi grand nombre de joueurs. Bonjour la stabilité de l’effectif !!!

Par la mise en place d’une politique axée uniquement sur le recrutement des joueurs prêts “La3ib al jahiz” , la marginalisation des jeunes était inéluctable. La fierté de tous les Wydadis, c’est-à-dire la formation des grands joueurs qui alimentaient notre équipe senior ainsi que l’équipe nationale fut réduite à néant.Que sonne le glas !!!

Sans omettre de signaler le nombre d’entraineurs ayant transité au complexe Mohamed Benjelloun ,9 au total.Ce qui a contribué à instaurer une instabilité au niveau technique ,d’où un rendement médiocre des joueurs sur le terrain.

Malgré la répétition des événements fâcheux pour l’image de notre équipe, les responsables n’ont manifesté à aucun moment leur volonté de retrousser leurs manches et prendre le taureau par les cornes. Les problèmes auxquels est confrontée notre équipe sont devenus structurels et routiniers.

Les dirigeants Wydadis ont commis une grande erreur ,celle d’avoir toujours cru que la réussite d’une équipe repose uniquement sur le côté financier,infrastructurel ou technique ,alors qu’en grande partie elle repose sur la capacité à mettre en place une vraie et réelle politique de gestion des effectifs,joignant différents paramètres reliant entre eux les différents éléments, économique , sociologique,psychologique. Une politique dont la transparence devrait servir de pierre angulaire, car c’est le seul moyen pour mettre fin aux rumeurs nuisibles à toute bonne démarche.

En résumé sur l’ère d’Al Akram, il faut avoir le courage de dire que les chiffres ne plaident nullement en sa faveur. D’énormes sommes d’argent dont aucun de ses prédécesseurs n’en a rêvé furent dilapidées pour recruter des joueurs dont l’apport pour notre équipe est quasiment nul, avec comme résultat un seul titre,le reste ne peut être qualifié que de succession de débâcles
Pour la stabilité,le moment n’est pas de demander le départ d’El Akram, mais plutôt d’assainir l’environnement Wydadi des énergumènes qui ne cessent de nous pourrir la vie et des prédateurs qui se servent de notre équipe comme de leur poule aux œufs d’or.

Pour terminer, la balle est dans le camp d’Al Akram,c’est à lui seul de trouver la solution pour redresser la situation.À lui d’instaurer une nouvelle culture au sein de notre grande équipe , une culture qui fait du Wydad le leader incontesté du football marocain et africain.

Les personnes en mal de gloriole doivent comprendre que l’équipe du Wac par son passé et sa glorieuse histoire ne peut leur servir de rampe de lancement et que les supporters sont prêts à se sacrifier pour le bien de leur équipe .