Projet, rêve et désillusion

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V.Hugo : La rumeur approche, l’écho la redit.

En ces temps de crise,rien que des rumeurs et encore des rumeurs. Si elles se révèlent fausses,il nous est difficile de décrire le mal qu’elles peuvent causer.

La fin de saison approche à grands pas, et les supporters du Wydad commencent à s’interroger sur ce que peut encore nous réserver l’actuel président. Selon certains, il cherche à se trouver un remplaçant qui lui permettra de sortir par la grande porte sans rendre de compte à qui que ce soit sur l’état des lieux dans lequel se trouve l’équipe. Nous devrions faire preuve de vigilance pour mettre en échec tout plan concocté par Akram et ses sbires, notre seul souci est l’intérêt du club. Afin que nous réussissions dans notre entreprise, nous avons intérêt à nous réunir,à rester ensemble et à travailler ensemble.

Le souhait de tout supporter est de voir un homme porteur d’un projet de grande envergure prendre la destinée de notre mythique club. Il ne faut pas se leurrer, un projet à lui seul n’est pas suffisant. On peut présenter une centaine de projets aussi alléchants les uns que les autres, mais si on ne les accompagne pas de façon rationnelle aucun d’eux n’aboutira. Néanmoins, il ne faut pas oublier que la mise en application d’un projet est une opération des plus difficiles à réussir.

Un projet nous permet de rêver, mais ce rêve risque de virer à la désillusion s’il n’est pas mené de main de maitre et si nous ne nous sommes pas préparés à toutes formes d’aléas. Nous avons rêvé quand Al Akram a pris l’équipe en main, nous avons rêvé quand toute une armada de joueurs fut recrutée. Hélas, nous avons constaté comment nos rêves se sont transformés en désillusions. Car nous avons sciemment ou inconsciemment omis d’intégrer dans notre logiciel que le mot projet, rime avec le mot innovation et nous n’étions pas préparés à affronter l’incertitude ni à être capables de redresser au plus vite la situation.

Nous savons que l’environnement du Wydad et les guerres intestines qui y sévissent constituent un réel obstacle à toute dynamique susceptible d’être un catalyseur pour le changement. Pour cela, il faut sérieusement repenser le mode de fonctionnement du club .

Certes, le prochain homme fort du Wydad n’aura pas la tache facile , le chantier qui l’attend est gigantesque et surtout semé d’embuches.La réussite dépendra des taches interdépendantes qui constituent son projet et qui doivent se coordonner les unes par rapport aux autres de façon parfaite ; ceci ne peut être réalisable qu’en impliquant sans discrimination tous les membres de son équipe . Autrement dit, il faut intégrer l’inclusivité ou du moins l’approche participative dans la philosophie de la gestion du club et ne pas se considérer comme étant le seul maitre à bord.

La première étape du prochain président est sûrement sur elle, que reposera la réussite ou l’échec de son projet sera la constitution d’un groupe de personne motivée pour le succès dont la mission sera d’accompagner le projet et de maintenir le cap jusqu’à sa réalisation. Ce groupe doit comprendre que l’échec et l’impossible ne sont pas Wydadis.

Souhaitons que le prochain président soit porteur d’un projet qui pas seulement nous fera rêver, mais qui parviendra à transformer nos rêve en réalité

Abdel_Ier