On ne veut plus de morts dans nos stades.

maroc mountakhab wydad wac botola pro coupe monde derby winners tifo

Au lendemain des événements dramatiques qui ont causé la mort du jeune Hamza dans la fleur de l’âge,la polémique bat son plein sur les plateaux des radios nationales. Sans parvenir à déterminer les causes réelles qui ont conduit nos policiers à charger avec une sauvagerie inouïe sur des gamins,ni sur les raisons qui ont conduit ces derniers à agir de la sorte.

Les médias et leur charivari

La façon avec laquelle nos Médias traient un sujet aussi grave nous incite à nous poser des questions sur leur compétence en la matière.

L’animateur en radio doit s’imprégner des sujets qu’il traite dans son émission, en se documentant et en rencontrant les éventuels intervenants. Il doit bien connaître et comprendre les données du problème, afin de rendre le contenu de l’émission clair et intéressant pour le grand public.

Qu’avons-nous entendu, au cours de ces deux derniers jours sur la mort du jeune Hamza ? Rien.

-Ont-ils cherché à savoir un peu plus les causes de sa mort ?

– Ont-ils fait allusion aux responsables de l’hôpital Ibn Rushd qui ont refusé les soins d’urgence à un blessé ? Peut-être qu’à l’heure qu’il est, le jeune Hamza sera encore parmi sa famille et ses proches. Aux responsables du centre hospitalier,vous déshonorez le nom de ce grand savant Arabe.

– Ont-ils à un moment traité le drame qui a surgi sous son aspect socio-économique pour mieux cerner les causes à effets de ce fléau qui sévit dans nos stades ?

– Ont-ils mis l’accent sur le laxisme flagrant des autorités en ce qui concerne l’organisation et la sécurité au sein ainsi qu’aux alentours du stade ?

– Ont-ils songé que ce laxisme est en partie dû aux pressions des lobbyistes qui veulent s’approprier les surfaces de terrain sur lesquelles se trouve le stade pour bâtir leurs immeubles les plus hideux ?

Les forces de l’ordre ou du désordre ont eu droit à tous les éloges, “Bolice Meskine tasslakh, Bolice taydire khdamtou”, et on a eu droit à une admonestation sans distinction et sans équivoque à l’égard de tous les supporters. Comme si la vie d’un jeune garçon n’a pas d’importance.

Au cours des débats sur ce sujet, à aucun moment, on n’a senti un semblant de volonté de la part des animateurs ou de différents intervenants pour se pencher sur le sujet en profondeur et inviter des spécialistes et des sociologues pour mieux éclairer l’opinion publique sur les raisons de ce fléau social,qui nous prive du volet festif du sport.

Ce “bolici mesquine” , c’est lui-même qui chaque jour matraque les diplômés devant l’une des plus grandes instances du pays , le Parlement.

Ce “bolici mesquine” c’est lui qui a instauré la resquille devant les portes dans nos stades.

Ce “bolici mesquine ” c’est lui qui a fait de chaque dimanche son jour de “Gamilla”

Messieurs les journalistes et animateurs, ayez au moins une fois le courage dans votre vie et osez affronter la vérité de plein fouet.

Et pour conclure,certes, tout acte de vandalisme est répressible par la loi, mais depuis quand la bastonnade était une solution pour les maux de la société,elle peut au contraire être source de tension.

Si pour les médias la vie d’un jeune passe au second plan, pour nous, L’image du jeune Hamza restera profondément gravée dans notre mémoire .

Abdel_Ier