Métamorphosé, le Wydad renoue avec la ligue des champions

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On ne sait pas s’il faut y voir un mauvais présage ou quoi ou qu’est ce, mais la dernière fois que le Wydad de Casablanca avait pour compagnons de route, les Sud-Africains de Mamelodi Sundowns en phase de groupe, c’était lors de la précédente édition. Inutile de remuer le couteau dans la plaie en racontant la fin de l’histoire. Même si au fond, rien n’est plus pareil. Quand bien même dans le sablier, peu de sable s’est égrainé, depuis le 21 septembre 2018, date de l’élimination du tenant du titre en quart de finale face à l’ESS. Une bonne chose en soit. Pas le temps de se lamenter et pleurer sur son sort.

Au moment de défier la formation ivoirienne de l’ASEC Mimosas, vendredi à partir de 20 heures, au Complexe Moulay Abdellah à Rabat, pour le compte de la première journée du groupe A, le Wydad de Casablanca aura une toute autre allure. Environnement, coach, niveau de performance, les Rouges et blancs nous ont offert une métamorphose spectaculaire. Pour le meilleur mais aussi pour le pire.

Commençons par le pire. Fini les soirées endiablées au complexe Mohamed 5. Sa fermeture pour cause de travaux, une énième fois, dénature malheureusement le contexte et expose les supporters à de sacrées galères. Coté banc, Sektioui, le dernier entraîneur à avoir coacher le club dans cette compétition, a vogué vers d’autres cieux. Dorénavant, le capitaine de bord, se nomme Benzarti. En dépit d’un démarrage poussif, force est de constater que le technicien tunisien a réussi à redresser la barre du navire Wydadi. La victoire lors du derby de dimanche, fait office de preuve, au même titre que le Lead en Botola. En d’autres termes, le WAC affiche un moral au beau fixe. Toutefois, on espère quand même que les joueurs garderons dans un coin de leurs têtes, les énormes difficultés éprouvées afin d’éliminer l’équipe sénégalaise de l’ASC Jaraaf de Dakar, au tour précédent.

Car si on ne peut négliger les progrès réalisés par les joueurs, notamment l’aspect physique, les niveaux de formes restent encore trop disparates pour dégager une véritable force collective. Qui plus est quand l’attaquant vedette est transparent comme de l’eau de roche. A ce niveau de maladresse, sa forme physique interroge. A la lumière de ces éléments, on attend que certains joueurs daignent saisir leur chance. Bousculer la hiérarchie pré-établie. Gagner une place de titulaire. Ce schéma est la meilleure voie vers une émulation et une concurrence qui débouchent Infine sur un groupe solide dont les éléments sont interchangeables, sans pour autant baisser le rendement général de l’équipe. Tout le monde doit tirer dans le même sens. Justement, à notre sens, ce dernier point est crucial dans l’évolution du onze Rouge et Blanc. Il ne faut pas se leurrer, il y aura toujours du déchet technique, un déficit tactique, des nerfs pas très solides, mais au moins, des corps au top serviront à leur faire passer un palier.

En somme, la rencontre s’annonce équilibrée, âpre et disputée. D’un coté, un Wydad euphorique mais toujours convalescent, et de l’autre, l’Asec Mimosa qui tente de retrouver son lustre d’antan. Le premier match d’une phase de groupe étant toujours déterminant pour la suite des évènements, on peut ressentir dans l’air une certaine pression, sûrement par peur de se rater, encore une fois. Du coup, il suffira de se dire que s’il est déterminant, il n’en est pas plus décisif. Cela dit, une victoire serait la bienvenue. Elle est dans les cordes du WAC. Elle permettra aussi de prendre une option sur les Nigérians de Lobi Stars et les Sud-Africains de Mamelodi Sundowns. Voir les deux si ces derniers se neutralisent sur terres au Nigéria.