Mamelodi Sundowns Vs Wac : Les clés du match

Cet après midi sur le coup de 14h, les battements des cœurs des supporters du Wydad vont être rythmés par la demi-finale retour de ligue des champions, qui sera disputée au Masterpieces Stadium à Pretoria. Un match couperet qui intervient après un long déplacements pour les hommes de Faouzi Benzarti.

Coté composition d’équipe, le tunisien sera privé de trois de ses cadres, en l’occurrence le capitaine Brahim Nekkach et le latéral et buteur Mohamed Nahiri, suspendus, en plus de Mohamed Ounajem qui n’a pas récupéré de sa blessure contractée lors du match de championnat contre le Hassania d’Agadir. Soit un homme par ligne. Un contre temps de taille qui ne perturbe pas l’optimisme de Benzarti, lequel affirme que son Wydad «dispose de bien d’autres atouts pour avorter les desseins du club sud-africain » et d’affirmer «  On jouera à fond ses chances et produira un jeu offensif à l’instar du match aller. ».

Même son de cloche chez son coach adjoint, Moussa Ndaw « nous sommes venus en Afrique du Sud pour livrer le match qu’il faut afin de ramener une qualification qui sera historique pour le club». Et d’ajouter que «le gros de la pression est dans le camp adverse», précisant que «nous avons tourné la page du match aller pour nous concentrer sur la deuxième manche qui se joue ce samedi».

Si l’entraîneur de Mamelodi, Pitso Mosimane, a indiqué que «le match sera très difficile (…) Le WAC est une équipe capable de marquer à l’extérieur. C’est là l’un des points forts des Marocains», le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sait de quoi il parle. Celui qui rencontre le Wydad pour la troisième fois en cette édition de ligue des champions a certainement un plan pour contre-carrer celui de son homologue Tunisien. Pareil pour ce dernier, qui a lui aussi été opposé assez de fois aux sud-africains pour connaître leur points fort et faible. Nous aussi, nous avons analysé les trois précédentes rencontres, et notamment les systèmes de jeu utilisés dont nous allons vous exposer les vices et les vertus.

Le 4-4-2 à plat du Mamelodi

Grace à cette structure, le coach Sud-Africain recherche à rendre possible un quadrillage optimal du terrain. Les deux lignes de quatre défenseurs et quatre milieux permettent de présenter un bloc défensif compact, efficace en marquage de zone. En phase offensive le 4-4-2 permet un placement équilibré des joueurs, une présence dans la surface importante et offre de bonnes possibilités de combinaisons sur les ailes. Ainsi, il favorise l’équilibre de l’équipe. Mais surtout comme on a pu le voir lors du match aller, il permet une transition très rapide entre la phase défensive et offensive.

Son défaut réside dans son application. S’il est appliqué de manière trop rigide, le 4-4-2 à plat est pénalisant offensivement, car le nombre de ligne d’attaque est insuffisant. En d’autres termes, les relais manquent entre la défense et le milieu ainsi qu’entre l’entrejeu et l’attaque. Du coup, la progression du ballon est très compliqué en attaque placée. *

La symétrie, utile défensivement, peut être néfaste offensivement car elle débouche sur un jeu prévisible et stéréotypé, sans éléments de déstabilisation structurel pour l’adversaire. Dans ce cas, le Wydad de Casablanca ne doit pas trop offrir d’espace à l’adversaire. Lui laisser la possession du cuir et être aux aguets pour le récupéré. Plus bas est la récupération, mieux c’est.

Le 4-2-3-1 du Wydad

Sur le papier, ce système offre une bonne occupation des zones intermédiaires.  A savoir les espaces entre les lignes habituellement recherchés par les attaquants pour se défaire d’un marquage et créer des décalages. Défensivement, le Duo devant la charnière centrale assure une bonne assise. Les relais offensifs sont multiples et répartis sur la largeur, tandis que l’attaquant de pointe dispose d’un soutien direct et rapproché.

Cela dit, à l’instar de samedi dernier, l’équipe est potentiellement coupée en deux entre les six éléments à vocation défensive et les quatre offensifs. Un constat qui risque de surgir avec encore plus de force si aucun des deux milieux de terrain devant la défense ne se projette pour faire le lien. Saidi l’a d’ailleurs fait et cela a débouché sur l’ouverture du score samedi dernier.

Toutefois, comme la 4-4-2, dont il est une évolution, le 4-2-3-1 risque de pâtir d’une certaine rigidité sur le plan offensif. La difficulté avec ce système est de conserver un bloc court dans la phase offensive. Le 4-2-3-1 étire le bloc dans sa longueur, ce qui peut s’avérer intéressant, mais ce qui entraîne aussi beaucoup moins de richesse et demande un énorme effort pour le replis. Donc pour le Wac, jouer l’attaque c’est bien, la jouer avec parcimonie, c’est mieux.

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