Un homme courtisan à la tête de la FRMF

Voltaire :” Un courtisan doit, pour réussir, n’avoir ni honneur ni humeur”.

À force de jouer le rôle de l’homme courtisan (dans une interview,Lakjaa a déclaré qu’il aurait dû faire encore plus pour l’autre club de Casablanca) ,le président de la FRMF a fini par avoir l’épée de Damoclés sur la tête. Reste seulement à définir ,à quoi cette épée est-elle suspendue ?

Une épée qui empêche le président de la FRMF d’accomplir son travail en toute équité.

Dans le monde du sport, l’équité ne peut avoir qu’un seul sens: Toutes les équipes doivent être traitées sur le même pied d’égalité. C’est un principe pour donner la mesure des choses,un principe selon lequel les règles qui régissent le football ne doivent dans aucun cas être bafouées.

À chacune de ces interviews, le président de la FRMF insistait profondément sur la nécessaire humilité dont il doit faire preuve, à savoir être équitable et être le garant du football national. Il n’est ni l’un ni l’autre, c’est un discours mélioratif bien rodé pour épater la galerie

Voyons ce que stipule la loi sur les joueurs étrangers

 La loi exige des joueurs étrangers de disputer au moins 10 matchs internationaux avec leurs sélections nationales A ou B (locaux), ou 10 matchs avec leurs sélections des moins de 23 ans, pour être recrutés par les clubs de première et seconde divisions de la Botola.

La loi est claire,nette et précise qu’elle soit appliquée sans essayer de la contourner .Mr  Lakjaa en tant que président de la FRMF doit agir dans ce sens et ne pas essayer de trouver une sortie pour privilégier un quelconque club. Aucun club ne doit bénéficier d’un traitement de faveur. L’application des règlements à la lettre est le seul moyen de sauver ce football marocain , déjà au bord de l’abime.

Un président d’une instance footballistique est élu dans le but de relancer le football et non pas de jouer le courtisan de tels ou tels clubs, de telles ou telles personnes. L’avenir du football dépend des décisions concoctées au sein de l’instance qu’il dirige. Il est le capitaine, le timonier et surement pas l’homme courtisan de qui que ce soit.

On ne peut que conteste avec véhémence l’attitude du président de la FRMF qui par son silence et son manque de courage à prendre ses responsabilités à bouts des bras. Une attitude qui laisse planer le doute et risque de nous entrainer dans une spirale infernale.

On ne demande pas la résolution de la quadrature du cercle,on demande tout simplement l’application des lois en vigueur. Ni plus,ni moins. On n’acceptera jamais ces deux poids, deux mesures où une seule équipe puisse bénéficier des privilèges qui lui permettent de bafouer les lois.

Dima Wydad

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