Les Ultras ou la guerre picrocholines.

218
216
maroc mountakhab wydad wac botola pro coupe monde derby winners tifo

Vers un code de déontologie :

« La morale du sport se situe dans le respect de la règle, des autres et de soi-même. Si le prolongement de la règle ne suffit plus, si le recours au droit est trop utilisé à des fins dilatoires, c’est que la règle doit être précédée des principes fondamentaux qui la régissent et la justifient, c’est que la règle qui décrit les principes de fonctionnement doit être éclairée par la règle qui définit les principes régulateurs »

Les incidents intervenus après le match opposant l’ASS au MAS, où des supporters Massaouis furent attaqués sauvagement, nous interpellent encore une fois à nous interroger sur l’avenir des ultras et à nous demander si le football ne doit pas être réinvesti par l’État. Nous avons cru que ce genre d’agissements est derrière nous, malheureusement, les comportements contreproductifs se répètent inévitablement.

Tout le monde s’accorde à dire que la violence n’a pas sa place dans une enceinte sportive. Les individus à l’origine des incidents, de tout dérapage, doivent être sanctionnés. Personne n’a le droit de mettre la vie d’autrui en danger.

Ces guerres picrocholines qui opposent souvent les ultras pour des motifs obscurs et absurdes peuvent être exploitées comme élément à charge supplémentaire pour nourrir l’argumentaire des acteurs institutionnels pour qui la répression reste la seule solution, et ce,sans se demander si cette violence ne cache pas une réalité plus complexe qu’il n’y parait.

On l’a constaté,face à une telle recrudescence, l’arsenal répressif à lui seul s’est montré inefficace, car on n’a jamais essayé de mieux cerner l’univers des ultras et l’on n’a jamais osé poser la bonne question : pourquoi y a-t-il toujours des dérapages ?

Nous n’avons pas compris que le football est l’objet d’une véritable approche sociale, tous les acteurs devront se mettre autour d’une table à la recherche de solutions appropriées aux états de lieux.

Nous n’avons pas compris que parmi les ultras on peut trouver des interlocuteurs crédibles. Les considérer davantage, notamment dans leurs clubs respectifs, permettrait de les responsabiliser. Encore faut-il que l’on parvienne à faire signer à tous les ultras une charte d’éthique les engageant à préserver les valeurs du football et à donner une belle image de leurs clubs. A ce titre , tout membre d’un groupe ultra devra assimiler que tout écart de conduite est nuisible pour tous.

Que le football survive.

Comments are closed.