Le foot marocain est-il sur la pente descendante ?

maroc mountakhab wydad wac botola pro coupe monde derby winners tifo

Parler du déclin du football marocain est devenu un sujet récurrent, voire inépuisable, et les mots manquent pour qualifier le parcours de l’équipe nationale au tournoi africain (CHAN). Même si,le constat que l’on peut dresser paraît justifié, l’approche que l’on se fait sur le sujet reste sujette à une analyse orientée, dénuée de tout fondement,de tout bons sens. 

Certes,il nous est difficile de comprendre pourquoi le foot marocain, depuis le temps qu’il décline dans des proportions aussi alarmantes et malgré tous les moyens financiers mis à disposition de la FRMF, n’est pas parvenu à se mettre au niveau espéré.

Le verdict du CHAN nous impose à réfléchir sur la nature de la sentence en guise de présentation des performances de l’équipe nationale, faut-il annoncer pour mettre fin à cette succession de fiascos à laquelle nous nous sommes malheureusement habitués..

Quand les solutions adoptées ne font qu’empirer la situation, ceci est dû ,en grande partie ,à une méconnaissance du sujet et une mauvaise interprétation du problème auquel est confronté le football marocain. Ce qui a fait de nous des adeptes de la politique du rafistolage.

Or, face à une telle situation, et pour ne laisser rien au hasard , nous n’avons qu’une seule option,” la tabula rasa ” , où chaque composante de notre foot jouera son rôle. On doit commencer par définir les raisons du déclin de notre football , avant d’essayer à le mettre à niveau,en s’équipant d’outils pour mesurer le niveau de notre championnat . Et surtout de cesser de confondre  le niveau global du football et le niveau particulier de nos clubs qui se sont montrés déficients sur tous les plans.

D’un autre côté, on ne peut s’empêcher d’adopter un point de vue critique par rapport aux médias marocains, alliés aux forces occultes, partisanes de la politique du bouc émissaire, qui inconsciemment ou par complaisance, contribuent à la déchéance de notre football . À chaque mésaventure de l’EN,  la responsabilité est endossée au sélectionneur, qui certes, a sa part dans l’échec de la mission qui lui était confiée .Or, ceci ne constitue en réalité que la partie visible de l’iceberg. N’est-ce pas une curieuse entrée en matière, un sélectionneur, qui du jour au lendemain passe du statut d’héros national à celui d’un moins que rien .

Une chose est sure, on va encore nous ressasser le même discours