La Stabilité est gage de toute réussite

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Désormais, c’est devenu presqu’une règle pour nos clubs, puisque le Mercato d’inter saison leur offre l’opportunité de renforcer leurs effectifs par des joueurs qui seraient capables, à leurs yeux, de donner un plus.

Nous nous sommes intéressés sur l’incidence de ces mouvements de recrutements sur les résultats, notamment à la fin de la première phase de la Botola Pro version 2012-2013. Le constat est le suivant : « La réussite du début de saison ne sourit pas souvent à ceux qui ont misé sur la stabilité ». S’agit t-il d’un cas d’étude exceptionnel ? Ou bien nous sommes sur les abords de crédibilité de cette théorie ?

Comment évoluent-t-elles les équipes de la Botola ?

Nous avons fouillé, d’une manière pseudo-aléatoire, dans les effectifs des 4 équipes de la Botola Pro (RCA, WAC, MAS et FUS).

Comme indiquent les figures ci-dessous, en bleu le pourcentage de joueurs qui figurent dans l’effectif du présent exercice et qui ne faisaient pas partie de la saison précédente, qu’ils soient des nouvelles recrues ou des jeunes issus du centre de formation.

Le RCA, qui a abusé cette saison en battant un record national au niveau des recrutements sous leur « Moul Chokkara » Boudrika, a réussi d’étoffer son palmarès par un titre d’importance majeure « Coupe du Trône », ainsi qu’une bonne position au classement de la Botola Pro.

Un autre exemple édifiant est celui du Wydad AC, les Rouges & Blanc quant à eux, sont classés en seconde position en termes de recrutement, avec pas moins de 12 nouveaux joueurs dans l’effectif ; les poulains du nouveau Coach Badou Zaki oscillent entre la première et la deuxième place du classement du Championnat actuel.

De sa part, le MAS avec un remaniement d’environ 50% de l’effectif entre cette saison et la saison précédente. Sous la houlette d’Abdelghani Ben Naciri qui a pris les commandes des tigres jaunes à la place de Rachid Taoussi, le nouveau directeur technique a tenté de combler le départ de ses stars, néanmoins les Fassis sont présents grâce une bonne compétitivité et se classent tout de même en 4ème et 5ème au Championnat.

Enfin, le FUS qui a su garder ses joueurs plutôt que d’aller recruter à droite et gauche, les R’batis marchent à pas prudents vers l’avant avec un pas mal classement (4ème).

Que cachent-t-ils ces chiffres ?

En effet, les résultats actuels occultent pas mal de vérités, quitte aux contradictions précitées, la saison n’est pas encore terminée, et la réussite d’un projet n’est que le fruit d’un long travail patient. Puisqu’en effet, la stabilité est la capacité de remettre un système à sa position d’équilibre, en cas d’une légère perturbation.
En suivant ce principe, l’analyse doit se focaliser sur le rendement moyen des équipes au fur et mesure du championnat, et non par rapport au classement à un moment donné ou à moyen terme.

Hormis l’exception du Raja, vainqueur de la coupe du Trône, les effectifs les plus stables entre la saison passée et la saison actuelle, ce sont les équipes qui ont opté pour les anciens joueurs et donc ont réussi à avoir un rendement presque continu telles que le MAS et le FUS.
En sus, la réussite d’un club devrait prendre en compte le budget financier dépensé afin d’assurer le rapport résultats / dépenses, suivant cette règle seuls le FUS et le MAS qui ont compris que seule la stabilité est porteuse de succès.

L’instabilité, quel virus …

Si on jette un coup d’œil sur l’histoire des Rouge et Blanc, quand le Wydad AC ajoutait quelques éléments à l’effectif pour but de répondre à un besoin précis et urgent, il avait fait des merveilles pendant plusieurs saisons, mais une fois touchée par le virus de l’instabilité, notre équipe adorée a perdu tous ses repères et trouvent d’énormes difficultés à suivre la cadence de la Botola.

A l’instar du virus fatal qui nous a contaminés la décennie passée, à chaque fois que le WAC change d’entraîneur suite à une simple défaite ou à une disqualification d’une compétition, cet étrange virus auquel aucun remède n’est efficace.

Comment y remédier donc ?

Pourquoi ne prennent-ils pas l’équipe du MAS de la saison précédente comme modèle ? Travailler dans le but de corriger ses fautes à fur et mesure sous la coupe du même driver technique, au sein d’un groupe homogène, est synonyme du succès, à condition de faire face aux attentes d’une frange du public qui revendique d’avoir à la fois les résultats ainsi qu’ une équipe compétitive. Là, c’est toute une autre histoire qui mérite un autre commentaire.

De toute façon, la stabilité au niveau de la barre technique, au sein de l’effectif et l’encadrement ne peut qu’engendrer la réussite. Au cas contraire, elle est source non seulement de l’échec, mais aussi de tous les maux qui rongent nos clubs.


Après avoir pris connaissance de l’étude de cette statistique, oserez-vous miser sur un bon résultat du WAC dans la suite du Championnat ? Et quelle vision auriez – vous sur la suite du Championnat en général?

moha