La presse de la rumeur

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“Tel joueur a signé , un autre signera demain , un troisième est en négociation….”
Départager la rumeur de la réalité devient un vrai problème pour le commun des mortels que nous sommes.

La presse sportive marocaine semble vivre dans un état de léthargie, pas encore prête à agir aux vrais problèmes qui sont les siens. Certes, en général, la presse sportive rapporte des faits et c’est son devoir de le faire de manière aussi objective et libre que possible.

Dans un premier temps, on peut dire, le rôle de la presse est de rapporter, informer, analyser et commenter.

Force de constater qu’au cours des dernières années, la place qu’occupe le sport dans nos sociétés, l’argent engendré par les droits de TV et la couverture médiatique ont fait que la presse sportive s’est trouvée dans l’obligation d’enquêter sur les phénomènes sociaux politiques et économiques autour du sport. Ce que l’on appelle un élargissement du champ du travail journalistique, tout en respectant le code de déontologie.

Or, au Maroc, la presse sportive n’est même pas au stade embryonnaire du journalisme, les pratiques journalistiques sont très spécifiques, la presse continue à se nourrir de rumeurs et de racontars de café. Nos journalistes ne tiennent pas compte de l’appréhension par les lecteurs de l’article qui traite du sport, et font fi des enjeux dans le traitement des évènements sportifs. Ils ne font que courir derrière la rumeur et sont même capables de produire des interviews fictives.

Dans l’attente d’une presse digne de ce nom, qui prend en considération le lecteur marocain et respectueuse de B.A.B.A du métier, on continuera à faire semblant de gober vos rumeurs.