La formation en perdition et un vivier en péril

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Selon certains médias,la liste de joueurs entrés en concentration à Marrakech en vue de la préparation d’avant saison, nulle trace des jeunes joueurs issus du centre de formation du club. Et pourtant, avant l’arrivée de Benzerti, l’ex-entraineur Mr Gamoundi a fait appel à certains jeunes afin qu’ils rejoignent les entrainements en compagnie de l’équipe première.  D’un coup de main, on efface tout. Pourquoi ce revirement ?  Il s’agit maintenant d’analyser froidement la situation !

Alors qu’en aval, les recrutements se faisaient en s’appuyant sur la politique sportive du club, tout en ayant une vision globale du club et une parfaite connaissance des effectifs des différentes catégories. Autrement, la direction technique doit disposer d’un tableau de bord avec les noms de joueurs avec leur poste et qui sont susceptibles d’intégrer un jour l’équipe première.

 Dans le cas où le club se positionne sur une stricte politique de recrutement,  l’arrivée de nouvelles recrues mettrait en péril le centre de formation et les jeunes qui s’y trouvent,car elle menacerait leur temps de jeu. En plus, la présence de nouvelles recrues  n’a d’intérêt que si ces derniers apportent une réelle plus-value au club. Or, force est de constater que ce n’est pas toujours le cas. Ce ne sont pas les exemples qui manquent, ils sont innombrables.

Certes les recrutements selon les besoins constituent une structure qui s’impose aux grands clubs, il en est de même de la formation qui doit en constituer le socle. Elle nous permet de rester en contact avec notre histoire , de construire notre avenir et de garder notre identité de club formateur.

En fouillant de manière plus minutieuse, on comprendra encore mieux pourquoi nos joueurs locaux ne figurent pas dans la liste de l’équipe nationale. Cette équipe qui était composée dans sa quasi-totalité par de grands joueurs issus de notre championnat. Nous n’avions nullement besoin d’aller chercher ailleurs.  L’abandon de la formation a laissé des traces profondes et des séquelles qu’on ne peut pas soigner en faisant du rafistolage.

Hélas, le recrutement de 11 ou 12  joueurs incite à beaucoup de méfiance, de doute sur la politique de la marginalisation de la formation. C’est le signe révélateur que l’on se positionne sur le court terme et aucune approche n’est déterminée sur le moyen et le long terme

Quel avenir réserve-t-on à ces jeunes, qui ont fait tout leur parcours de formation, toutes catégories confondues, au sein de leur équipe mère? Et quel est le rôle d’une mère ? Sinon,celui de nourrir et de défendre ses propres enfants.

Avec 11 recrues par « mercato », faut-il être aveugle pour ne pas s’apercevoir que le vivier qui nous servait de ressources inépuisables est en péril . N’est-il pas temps de crier: “halte au massacre, on n’enterre pas nos enfants vivants”.

Dima Wydad

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