IRT VS WAC : La malédiction du champion

WAC IRT BOTOLA 2018 2019

On a beau chercher, nous nous sommes longtemps retrouvés dans l’incapacité de dénicher une meilleure illustration à la malédiction du champion qui s’abat sur la Botola, depuis le début du 21ème siècle et le doublé réalisé par le HUSA. Mais ça c’était avant. Avant la rencontre qui opposera l’IRT au WAC. Un match de mise à jour (14ème journée) et dont, ce soir à 19h, le Grand stade de Tanger sera le théâtre. A vrai dire, ce match n’est pas uniquement une confrontation entre le premier et le 13ème. C’est bien plus que cela.

En effet, cette rencontre symbolise un choc entre les deux derniers champions. Enfin, un choc avec toutes les proportions gardées bien sûr. Car en réalité, les deux équipes sont dans des dynamiques diamétralement opposées. Une situation qui rappelle celle de l’année dernière, mais avec une inversion des rôles. Une époque où les Nordistes étaient au sommet tandis que les Rouge et Blanc squattaient les profondeurs du classement.

Des changements à foison

Si on rembobine la pellicule, on trouvera bon nombre de points en commun entre les péripéties vécues par le WAC la saison précédente et celles qui rythment le quotidien de l’IRT. A commencer par l’instabilité du banc.

Après son sacre en Ligues des champions africaine, le Wydad de Casablanca a éprouvé énormément de difficultés pour se remettre en selle et recharger les batteries. Et comme la patience n’est pas la principale vertu des décideurs Wydadi, ces derniers n’avaient pas hésité à limoger Amoutta, par manque de résultats, moins de deux mois après les avoirs guidés au sommet du football africain. Sans parler de l’habituel fièvre acheteuse, qui a fait du Wydad une sorte de cimetière pour joueur en fin de carrière (El Kaoutari) ou expatriés (Tighazoui).

Du coté de Tanger, c’est un peu le même schéma qui s’est répété cette année. A quelques nuances près. Puisque les dirigeants du club champion pour la première fois de son histoire en 2018, ont eux aussi acté le limogeage de l’entraîneur, Lamrabet, qui a rendu possible ce retentissant exploit, en tout début de saison, au même titre que la vente de joueurs majeures qui y ont participé. D’une saison à l’autre, ce manque de stabilité à totalement déréglé la machine. Sans aucun doute car toutes les composantes du club, n’avaient pas le mode d’emploi adéquat pour gérer la gloire et la saison d’après, contrairement au Wydad, qui lui, n’en était pas à son premier titre de champion. C’est la raison qui nous pousse à croire que l’IRT ne réussira sûrement pas à revenir en boulet de canon lors de la seconde partie de saison, comme l’avait fait le WAC en décrochant in-extremis un billet pour l’édition actuelle de la ligue des champions. Une thèse accréditée par les chiffres, qui d’ailleurs, font du Wydad le grandissime favori à la victoire ce soir.

Les hommes de Benzarti restent sur une série de 10 matchs sans défaites. A l’instar de…l’IRT, l’année dernière, à pareille époque. Et ce n’est pas parce-qu’ils joueront à l’extérieur que cela changera grand-chose sur le papier du moins, au vue notamment des quatre précédents déplacements, où les Rouge et Blanc n’ont pas connu de revers. A l’inverse, Tanger n’a toujours pas réussi à remporter les trois points sur sa pelouse.

Enfin, on peu également s’attendre à une opposition animée et prolifique. D’une part, nous avons des hôtes qui ont cherché le ballon au fond de leurs filets au moins une fois lors de la grande majorité de leurs matchs à la maison (83%), et de l’autre, le Wydad qui marque hors de ses bases dans les mêmes proportions.