Interview de Toshak au quotidien arabophone “Al Akhbar”

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Le nouvel entraîneur du Wac Toshak a accordé une interview au quotidien arabophone “Al Akhbar” en voici un extrait :

A- Pourquoi avez-vous choisi le Wac?
B- pour plusieurs raisons, d’abord moi j’admire depuis longtemps la ville de Casablanca, et le fait d’entrainer ce club historique m’offre cette occasion de vivre dans cette merveilleuse ville. Et puis , avant de signer mon contrat avec le club , j’ai essayé de m’en renseigner à travers la lecture des documents écrits relatant l’histoire pléthorique du club, ainsi que par le visionnage de quelques vidéos, et j’ai été épaté par l’ampleur de ce club qui représente une partie prenante de l’histoire moderne de ce pays, comme j’ai découvert que les principaux capitaines de la sélection Marocaine étaient des enfants du club à l’image de Zaki et Naybet. Un autre facteur qui m’a encouragé de me lier au club c’est la proximité du Maroc de l’Europe, sachant que je réside à Barcelone ce qui facilitera mes déplacements entre les deux pays.

A- Toshak reste un grand nom dans le monde du foot, pourquoi acceptez-vous d’entraîner un club au lieu d’une sélection nationale?
B- Je me considère un entraîneur des clubs plutôt que de sélections nationales, car entraîner un club vous met sous une pression permanente, après un revers vous avez l’opportunité de vous rattraper la semaine d’après, c’est un travail qui me passionne, et cette expérience avec le Wac je la considère très importante dans ma carrière sportive que je veux y réussir avec bien sûr l’appui de tous les fans de club ancestral.

A- Quels sont vos objectifs ?
B- pour moi c’est inadmissible d’entraîner un club au diapason du Wac et de viser une place autre que celle du leader, je respecte les autres clubs de la Botola, mais franchement, je refuse catégoriquement la seconde place ou de jouer le rôle de comparse, ce n’est pas un optimisme démesuré, mais cela résulte de mes propres convictions. J’avais entraîné au début de ma carrière de coach un club anonyme qui s’appelle ” Vitsh”, et qui évoluait en quatrième division de mon pays d’origine et que j’avais réussi à le propulser en première division dans seulement quatre saisons.

A- En vous rendant au Maroc, certainement quelques noms des joueurs Marocains vous ont effleuré l’esprit ?
B- Effectivement, Naybet que j’ai entrainé à Déportivo la Corogne, puis Sellami que j’ai croisé lors de mon séjour en Turquie, sans oublier Mustapha Hajji et Bassir qui ont évolué en Espagne.

A- Comptez-vous faire appel à un “préparateur psychologique” puisque vous êtes convaincus que ce qui manque au joueur marocain c’est surtout la force mentale ?
B- Non pas à ce point, un ” coach psychologique” au sein d’une équipe de foot peut déboucher à des résultats contraires, et les joueurs risquent d’en hériter des symptômes maladifs. C’est le coach qui doit assumer cette tâche, comme il incombe à chaque joueur de prêter main forte à son camarade, dans la mesure où le foot est un sport collectif dont la victoire ne se réalise que grâce à la contribution de toutes les composantes d’une équipe, y compris joueurs, encadreurs, supporters et dirigeants.

A- Le Wac a beaucoup souffert de plus plusieurs dysfonctionnements sur tous les plans durant ces deux dernières saisons ce qui a amené son public à le boycotter, de quoi vous pouvez promettre le public wydadi?
B- comme j’ai déjà dit, le fait d’accepter de prendre en main le Wac dans ces circonstances constitue pour moi un grand défi. J’ai pu relever chez le nouveau président et chez toutes les composantes du club une réelle volonté de tourner la page marquée de tourmentes et de souffrances, et de prospecter un avenir meilleur pour ce club, donc j’ai décidé d’ y adhérer, c’est un nouveau challenge pour moi bien aguerris à ce genre d’épreuves .les vidéos que j’ai pu voir m’ont donné une idée sur l qualité technique des joueurs du Wac, et j’en suis convaincu que l saison prochaine sera totalement différente de la précédente, à condition que tous les Wydadis s’inscrivent dans la même feuille de route pour réhabiliter l’image de ce club monumentale .

A- Qu’en est-il de votre programme de préparation ?
B- on a accusé un petit retard, mais on va essayer de nous racheter, on est en pleine moi de Ramadan où le joueur n’est plus dans sa plénitude physique. Je suis entrains de prendre petit à petit connaissance de la capacité technique et physique de mes joueurs, et je vais essayer d’améliorer leurs sens de l’offensif du fait que je suis un adepte du jeu offensif, et d’ailleurs je suis un attaquant par nature, j’avais inscrit 107 buts dans la ligua espagnole, et à mon sens, l’avidité aux victoires s’acquièrent des moments de douleur et de la peine. Lorsque j’étais un joueur du Réal, on avait été éliminé en coupe des clubs champions par le Milan AC, et on devait marquer énormément de buts dans la ligua pour sauver notre saison, chose qui avait été réussie puisqu’on avait décroché le titre après avoir marqué 15 buts dans les quatre derniers matchs.

Kasir