Formation ou Recrutements ? Une (petite) étude de cas.

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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »
Bertolt Brecht .

Voilà un débat que nous instruisons depuis qu’on s’est rencontrés sur WN et qu’on poursuit sur W+.
J’apporte une petite observation que j’ai pu faire dans ma ville adoptive : Montpellier.
Voilà un club qui a choisi depuis des années de privilégier la formation après l’échec de l’option recrutements. Les joueurs sortis de son centre de formation jouent dans plusieurs clubs français… mais aussi dans son équipe première. On en trouve jusque dans notre EN ! Ainsi en l’absence de Belhanda un jeune joueur a pris sa chance et brillé en le remplaçant, il s’agit du jeune Cabella. Lui et d’autres jeunes du MHSC jouent dans toutes les catégories des EN françaises.

15ème budget du championnat de France, le club est 2ème au classement distancé de 3 pts par le PSG mais devançant de 5 pts Lille champion en titre et actuel 3ème.
Le secret d’une telle réussite (qu’on retrouve dans les autres sections : Hand, Rugby…) ; c’est la patience et la confiance dans les méthodes de formation et dans les fruits de ces méthodes : des générations de jeunes joueurs comme l’actuel défenseur central (Yanga-Mbiwa) que j’ai personnellement vu à ses débuts (il y a trois ans) en tant que latéral gauche. Il était hésitant, commettait beaucoup de fautes techniques, perdait beaucoup de ballons mais se battait comme un diable tant qu’il était sur le terrain. Sa persévérance et la confiance de ses coéquipiers et de l’entraineur ont fait de lui aujourd’hui un des plus jeunes titulaires de la 1ère division française. Les exemples de jeunes pousses sont nombreux : Aït Fana qui revient de blessure, El Kaoutari, Saïhi, Stambouli… Un point commun pour tous ces joueurs ? Depuis les plus jeunes catégories, les licenciés sont éduqués dans la même philosophie de jeu que l’équipe professionnelle. Et la jeunesse reçoit en héritage l’amour du maillot. « Nos valeurs et notre mentalité sont communes. Cela joue quand c’est pour ton meilleur pote que tu dois faire les efforts », résume pour le quotidien l’Équipe le jeune milieu Stambouli.

Voilà un club qui a toujours misé sur la formation et qui s’est forgé une identité remarquable et reconnue. « Montpellier est un club formateur depuis sa naissance et c’est sa force première » explique Jean François Domergue (ex international), le responsable du centre du MSCH qui a su structurer cette « politique des jeunes » après le travail énorme des anciens responsables de ce centre.

C’est une histoire à méditer, car ce club, qui s’est essayé à la politique du chéquier et qui s’est retrouvé en 2ème division, a retrouvé la réussite par un retour à ses racines. Et quand la terre est fertile et l’engrais bien dosé, les plantes sont belles et ce sont toutes les composantes du club (équipe, staff technique, supporters et même le trésorier) qui récoltent les fruits de ce travail. Il me semble que le WAC est une terre fertile où tous les jeunes casablancais et marocains peuvent s’épanouir et devenir de bons sinon de grands footballeurs pouvant écrire de nouvelles pages glorieuses de notre équipe.

Est-ce l’intention du nouvel entraineur qui déclare vouloir s’appuyer sur nos jeunes ? je l’espère de tout mon cœur.

Wydadicalmement,
Wydadi34.