Football, infrastructure et formation

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Les centres de formation font partie intégrante de toute l’infrastructure dont peuvent disposer les clubs,on ne peut en aucun cas parler de l’un sans faire référence à l’autre. Le niveau d’infrastructure nous permet de comprendre les ambitions affichées par le club et détermine l’efficacité et le rendement du centre de formation et sa capacité à pouvoir alimenter l’équipe première par de jeunes talents.

Notre but n’est pas de définir le rôle des centres de formation, mais d’essayer de comprendre la réussite dont se taguent certains pays.

Un regard en arrière s’impose.Pour l’exemple,on se contentera de deux grandes nations africaines qui ont marqué le football de leur empreinte, le Cameroun et la Cote d’Ivoire.

CAN 2002, les lions indomptables concrétisent alors leur domination sans partage sur le continent africain, grâce notamment à l’éclosion de jeunes talents, Samuel Etoo ,Patrick Mboma, etc.

CAN 2006,les coéquipiers de Dorgab sont arrivés pour la seconde fois de leur histoire en finale et devront subir la loi des pharaons. Or, tout au long de la compétition, les Ivoiriens ont développé un jeu attrayant, offensif et efficace, un Drogba décisif, une défense solide. Ils étaient sous les projecteurs de tous les amateurs du ballon rond.

Si l’on se penche pour déterminer les raisons qui permirent à ces deux nations de vivre de telles périodes de grands sucées,on s’en rend compte qu’un point commun émerge pour nous éclairer. Ces deux nations ont misé sur les centres de formation.
La Kadji Sport Académie (Samuel Eto’o, Carlos Kameni) et l’École de Football des Brasseries Camerounaises (Geremi, Rigobert Song, Pierre Womé, Salomon Olembé) permettent au Cameroun de remporter deux CAN, de participer aux Coupes du Monde 1998 et 2002 et de remporter les JO2000.

Idem pour la Côte d’Ivoire qui sort de l’anonymat et réintègre le haut de la hiérarchie du football africain grâce à l’Académie Jean-Marc Guillou (Bakary Koné, Gervinho, Kolo Touré, Yaya Touré, Aruna, Romaric).

La place occupée sur l’échiquier africain, voire international,par ces deux nations est le fruit qu’on récolte de ces centres. Rien n’est dû au hasard. À ces deux nations, on pourra ajouter comme argument la réussite de certains clubs comme le TP Mazembe, avec sa finale du Championnat du monde des clubs,est aujourd’hui une preuve de tout le bien qu’apportent ces centres.

Actuellement, ces centres prolifèrent sur l’ensemble du continent africain, les grands clubs européens semblent avoir trouvé leur Eldorado à l’image du centre de formation de l’Ajax Cape Town en Afrique du Sud, Feyenoord Academy au Ghana ou bien des écoles. Ces centres se sont imprégnés par la même philosophie,celle de mettre à la disposition des jeunes qui les intègrent, des infrastructures de qualité,des équipements et du matériel permettant une pratique du football plus agréable avec un apprentissage plus efficace et surtout d’offrir un encadrement de haut niveau respectant le développement de l’individu.

Retour sur la Terre mère.
Qu’en est-il des centres de formation au Maroc ?
Sur ce volet, malgré le semblant de bonne volonté affichée par les instances concernées, on peut dire que notre pays est encore au stade embryonnaire. En plus pour quelle raison se presser, les clubs européens font le travail à notre place,ce sont eux qui nous fournissent notre équipe nationale.

Abdel_Ier