Condoléances aux supporteurs et au club d’El Ahly

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Dans un premiers temps, nous tenons à présenter nos sincères condoléances aux noms des supporteurs Wydadis, au peuple égyptien en général et Ahlaoui en particuliers.

Les faits :

Un banal match de championnat entre Al-Masry et Al-Ahlya a dégénéré en affrontements hier soir à Port Saïd, dans le nord du pays. On compte au moins 74 morts et des centaines de blessés selon un bilan provisoire. Les supporteurs du club africain du siècle « El-Ahly » ont vécu l’enfer de la part de leurs soit disant compatriotes du port Saïd. A voir les vidéos et les photos de cette purge on se croirait dans une guerre de libération contre un occupant extérieur.

 

Les réactions :

Suite aux événements de port Said, les réactions et les commentaires n’ont pas tardé à tomber. Le directeur de la sécurité de Port-Saïd est démis de ses fonctions, le limogeage de la direction de la fédération égyptienne de football puis le communiqué de la FIFA  via son président Sepp Blatter «C’est un jour noir pour le football. Une telle catastrophe est inimaginable et ne devrait pas se produire».

 

Des manifestations sont prévues au Caire cet après-midi. Les supporteurs du très populaire El-Ahly sont rassemblés sur la place Tahrir, le symbole de la révolution égyptienne au Caire, pour protester contre les violences de la veille.

La thèse du coup monté par le pouvoir militaire:

Depuis la chute de Hosni Moubarak il y a bientôt un an, l’Egypte a connu des troubles sporadiques et parfois meurtriers, associés à une hausse de l’insécurité liée notamment à un désengagement de la police, qui a été fortement critiquée pour avoir réprimé les manifestants pendant le soulèvement populaire de janvier-février 2011.

Quelques jours avant le drame de Port-Saïd, les White Knights, supporteurs du Zamalek ont émis, lundi 30janvier, un communiqué appelant leurs ennemis historiques, les Ahlawy, à accepter une trêve et à s’unir “pour le bien de l’Egypte”. Deux jours auparavant, lors d’un match retransmis en direct, les ultras, qui agitaient de grands drapeaux arborant les visages de martyrs de la révolution, avaient chanté pendant plusieurs heures le célèbre slogan “A bas le régime militaire !”. Bête noire du régime militaire, les supporteurs “ultras” sont devenus, depuis la révolution, les héros des combats de rue autour de la place Tahrir et les symboles de la résistance aux abus des forces de sécurité. Leurs hymnes provocateurs et leurs emblèmes, comme l’acronyme ACAB pour “All Cops are bastards” (“Tous les flics sont des bâtards”) sont devenus les symboles d’une jeunesse rebelle qui continue à défier le pouvoir militaire. “Il s’agit d’une guerre programmée”, a accusé sans détour le docteur Ehab Ali, médecin de l’équipe.

Suite aux appels d’Ahmed Ghaffar, un supporteur de l’équipe Al-Ahlya, qui se trouvait dans le stade. Lui aussi croit à des heurts organisés : «Ce qui s’est passé a été soit planifié soit organisé, il n’y a pas d’autre scénario possible, c’était bien plus que de simples affrontements de match de foot que connaissent les supporteurs».