Après l’engouement, l’heure est à la réflexion

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J.J .Rousseau : “Les peines du temps présent seraient bien peu de chose, si elles ne nous rappelaient pas le souvenir des plaisirs du temps passé. Nous ne nous plaignons de ce qui est, que parce que nous regrettons ce qui n’est plus”

Combien de fois avons-nous entendu l’expression : “Il est indispensable de prendre le temps de la réflexion” . À tel point qu’elle est devenue obsolète, une manoeuvre pour masquer notre incapacité à gérer nos problèmes de façon rationnelle et efficace.

Quant à l’expression : “Il est temps d’agir,de passer à l’action”, prendra-t-elle un jour forme ?   Il vaut mieux attendre Godot !

La 2e phase du championnat a entraîné de nombreuses interrogations sur la capacité des dirigeants à réagir efficacement dans l’intérêt du club.

Qui fait quoi ? Qui recrute qui ? Quelle stratégie pour demain ?

Que le président du Wydad éclaire notre lanterne même si elle fonctionne au gazole, le président n’est-il pas celui qui dans le club incarne la responsabilité ? N’avait pas le rôle d’anticiper le changement et de prévenir le risque à venir ? Trêve de plaisanterie.

Hélas, le président n’a pas mesuré les risques à faire jouer son équipe en dehors de son fief, il n’était pas capable d’évaluer le risque de priver son équipe de ses joueurs-cadres.

Comment peut-on vider une équipe championne de sa substance , sans avoir au préalable préparé la relève? N’est-ce pas une attitude irrationnelle ?  D’un autre côté, on peut mieux comprendre, sans grand étonnement pourquoi Philippe Brachet avait intitulé son livre, “Descarte n’est pas Marocain”.

Revenons aux choses sérieuses. Bien au-delà des résultats sportifs, pour l’intérêt et l’avenir du grand Wydad , nous devons exiger à qui de droit de nous exposer sa stratégie, sa feuille de route et ses projets,le Wydad est un club qui mérite d’être à l’avant-garde du football africain. Le temps du rafistolage est révolu.

Abdel_Ier