Analyse : Flash back et bilan d’une saison catastrophique.

Analyse : Flash back et bilan d’une saison catastrophique. | Wydad Athletic Club - Actualité / News du WAC - أخبار الوداد الرياضي

Pour comprendre ce qui s’est passé cette saison il faut certainement jeter un coup d’œil en arrière, et plus précisément au denier match de la saison 2011/2012. Des victoires dans le sprint final contre les FAR et le RCA, un dernier match contre l’IZK à Khemisate dans lequel le jeune Issen nous a offert la victoire et par la même occasion une troisième place, qualificative à la coupe de la CAF, non espérée avant la venue de M.Bénito Floro. Une fin de saison prometteuse puis R.A.S, trois semaines de vide total, qui va partir ? Qui va venir ? Où sera faite la préparation d’avant saison ? Telles sont les questions des Wydadis dans les cafés casablancais. Le 18 juin enfin une bonne nouvelle, c’est la reprise des entrainements, mais comme les problèmes ne sont jamais très loin, une bonne partie des joueurs est toujours en vacances, peu d’absences sont justifiées. On se croirait dans une équipe de quartier « Ssiba » !!

Après une dizaine de jours de « préparation » à Benjeloune, c’est l’heure du verdict, un match en aller-retour contre l’AFAD pour espérer une place dans la phase de groupe de la CAF. Le Wydad réussi sa première sortie, un à zéro sur l’ensemble des deux matchs avec un but à l’extérieur de Lekhel sur une passe « lumineuse » de Fettah. Le WAC s’en sort bien sans vraiment convaincre. Deux jours avant le match retour, El Akram croit faire le transfert de l’année en recrutant deux joueurs de l’équipe national, vainqueur de la coupe arabe, Lemnasfi et Gharib débarquent dans la citadelle rouge, l’avis des supporters Wydadis sont mitigé et peu sont satisfais de ce recrutement. Le coach ibérique n’a pas eu son mot à dire sur ce transfert, cependant, après les deux matches contre l’AFAD il a eu un coup de cœur pour un joueur, le comité pour se rattraper décide de le faire signer à tous prix, c’est comme ça que le jeune Bobley Anderson agé de 20 ans, et élu meilleur joueur du championnat ivoirien une année auparavant, paraphe un contrat de 5 ans avec les diables rouges.

Suite à la qualification des rouges à la phase de groupes, le coach décide de donner une dizaine de jours de repos alors que les autres clubs étaient en pleine préparation, personne n’y comprend rien. Par la suite commence le feuilleton Nejdi et Fabrice, qui n’avaient plus joué au foot depuis une belle lurette, ces deux joueurs finissent par rejoindre les rouges. Après viennent les matchs de coupe du trône qui n’ont convaincu personne mais qui donnent quand même une qualification des rouges et blancs. Les matchs de CAF qui étaient censés nous rappeler les beaux jours de la saison d’avant, ont été un vrai calvaire pour les supporters du club, qui voient leur club finir à la troisième place et sortir bredouille de cette coupe.

M.Bénito est sur un siège éjectable, il sort alors sa célèbre phrase « le championnat marocains se joue sur les deux derniers mois », il commet la l’erreur de sa vie, la défaite dans la première journée du championnat contre une équipe des FAR bien préparée a été la goutte qui a fait déborder le vase. Le coach est limogé, Chrif et Daoudi prennent le relais en attendant un nouveau coach. El AKram met sa main dans le chapeau et nous sort… Badou Zaki dont le palmarès ne tient pas sur une page, pour le résumer en quelques mots, c’est aucun titre de champion, aucune coupe, et quelques finales qui sont plus honorables qu’autre chose. Dès la première conférence de presse M.Zaki commence par trouver des excuses à son probable échec, « cette saison ce n’est pas moi qui a fait les recrutements donc je ne vous promets rien, mais la saison prochaine on sera champion ». Les résultats qui suivent sont assez positifs, aucun fond de jeu des choix de joueurs très discutés, mais le coach demande au public de compter les points et non pas les buts. Les pauvres supportes ne pouvaient que suivre en attendant la trêve hivernale. Le WAC arrive tant bien que mal à sortir quelques belles prestations plus en déjouant l’adversaire qu’en jouant, à l’image d’une demi finale de coupe du trône tachée par un arbitrage plus que contesté, malgré la défaite les rouges sont sortis avec honneur en gagnant la sympathie de tous les marocains. Le comité du Wydad n’a pas réagi à ce massacre arbitral et a préféré féliciter les joueurs et leur donner la prime du match perdu, du jamais vu dans l’histoire du football, comme si ces joueurs n’étaient pas assez bien payés. Le club réussi à confirmer par des victoires à domicile, cependant le driver des rouges n’arrive pas à trouver la formule pour gagner à l’extérieur. Juste avant la trêve vient le match contre le MAT, le onze Wydadi montre de belles choses un trio-africains hors norme fait taire tous les critiques sur le jeu déployé par les protégés de Badou Zaki, le WAC finis à deux points du leadeur, les supporters sont optimistes quant à la suite du championnat.

La solution à tous les problèmes est selon Zaki, le recrutement de joueurs d’expérience en défense et une bonne préparation physique. Le comité s’incline aux choix de l’entraineur et recrute les Sekkat, Houbri, et Allioui des joueurs qui étaient en vacances depuis un bon moment. Malgré la crise qui touche le club, on décide de faire une préparation 5 étoiles. Tout le monde est confiant, on s’attend à une deuxième partie de saison aussi bonne que la première si ce n’est meilleure vu les promesses du coach.

La longue trêve qui a durée plus d’un mois est terminée, impatients de revoir le club fétiche les supporters du Wydad se sont déplacés en masse à Khouribga pour encourager les poulains de Badou Zaki. Le score nul et vierge de ce match a laissé un goût amère chez tous les Wydadis qui se voyaient distancés pas le rival de toujours. Les matchs se suivent et l’équipe alterne le bon et le moins bon, jusqu’au match contre Berkane, le public est au rendez-vous, il fait beau, la pelouse est en très bon état, tous laisse prévoir un match de grande classe. L’arbitre siffle le début de la rencontre, incompréhension totale, les joueurs sont perdus sur le terrain Berkane presse haut, encore pire l’arbitre donne un rouge imaginaire à Rabeh, c’est clair que ce n’est pas notre jour de chance, une défaite sévère que même les plus pessimiste ne pouvaient prévoir. Même si mathématiquement le titre était encore jouable, les joueurs dans leur tête l’avaient déjà perdu. Cette hypothèse se confirme avec une disqualification en coupe de la CAF contre une équipe anonyme, puis lors des matchs contre les trois relégables qui ont vu les rouges et blancs s’incliner à chaque fois. Les justifications tombent de partout ; crise financière, sabotage de l’équipe, cassure entre les joueurs et l’entraineur, on a tout entendu ! Le plus choquant c’est l’horrible silence du comité qui s’est bien démarqué par son absence, même quand on lui tendait le micro pour parler de la crise du club à travers l’émission Wydadkoum de radiomars, il refusait le débat et préférait parler de l’histoire du Wydad que tous Wydadi qui se respecte connait par cœur.

La cerise sur le gâteau, les winners sont mécontents et boudent le stade, après cette cassure entre le club et ses supporters rien ne va plus, des matchs sans réel enjeu, des joueurs sans âme, les sit-in s’enchainent devant un complexe vide, comme si c’est les murs de Benjeloune qui allaient changer les choses.
Les déclarations sur les radios se suivent et se ressemblent, les supporters veulent le départ du président, lui et ses 40 adhérents veulent rester. Des pseudos décisions ont été prise lors des habituels dîners de réconciliation, puis annulées. Personne ne comprend plus rien, aucun n’ose plus parler du foot. Les rares fidèles qui suivent encore les matchs de leur équipe se demande si l’entraineur à bien ses diplômes comme il le prétend. Des choix tactiques incompréhensibles, on a vu un 5-4-1 à casa contre des équipes du bas de tableau, des changements d’attaquant par un milieu pour revenir dans le match. Encore pire, Zaki prétend que l’équipe est devenu plus compétitive et que les problèmes ne sont pas sur le terrain mais ailleurs, les plus malins ont devinés que par ailleurs il voulait dire dans sa tête.

Pour résumer on a passé une des pires saisons de l’histoire du club, on s’attend alors à un été très chaud et une deuxième saison encore pire si on ne change pas ce qu’il faut changer et si toutes les composantes du club ne mettent pas la main dans la main.

Karim