Hooliganisme: Des mesures à la sauvette

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Pour mieux cerner les enjeux politico-sportifs de tout sport de masse, un retour vers le passé s’impose.

Un peu d’histoire : Les combats de gladiateurs 

Tous les empereurs de l’Empire romain pour maintenir la paix sociale offraient au peuple des combats à mort entre de véritables vedettes de l’époque, ceux qu’on surnomme les gladiateurs.

Ces gladiateurs furent les guerriers parmi les premiers dont l’activité fut réglementée à la manière, à la fois d’un métier, d’un statut social et furent également les premiers combattants à susciter l’enthousiasme des foules,

Nous connaissons certaines célébrités de l’époque, Commodus et Spartacus dont la popularité peut être comparée à des stars de nos jours, Messi et Rolondo.

En bref, les jeux à Rome que certains considéraient comme un sport ne sont en fait qu’un combat à mort qu’offraient les dignitaires de Rome au peuple romain afin de le détourner de la misère dans laquelle il vit.

Et actuellement, qu’en est-il des sports de masse comme le football ?  Pour certains c’est un spectacle, pour d’autres, un moyen de défoulement.

Mais en réalité, le football est devenu la nouvelle religion planétaire ; l’homme politique s’en est emparé et s’en sert comme du temps de l’Empire romain pour des raisons purement politiques afin d’inviter le peuple à regarder ailleurs au lieu de se consacrer à la réalité de son quotidien. Il ne manque que des panneaux publicitaires  avec la célèbre formule  romaine:“Panem et cirecenses” = “Pain et jeux”.

Le football est devenu un phénomène social, incitant les sociologues à établir une analyse sociologique sur le phénomène de violence dans les stades. Une analyse qui a permis de dresser tout un arsenal de mesures pour lutter contre la recrudescence de la violence et de faire du stade un véritable lieu de convivialité.

Qu’en est-il chez nous ?

N’allons pas par quatre chemins,les mesures improvisées, prises à la hâte, dissoudre les mouvements des ultras, fermeture de stade,sont non seulement inefficaces face à la recrudescence de la violence dans les stades, mais risquent de la déplacer dans un terrain incontrôlable avec des conséquences qui risquent d’être préjudiciables à toutes nos valeurs .

Certes, il faut agir avec fermeté et punir les fauteurs de troubles, mais sans privilégier les mesures à caractère purement répressif. Se munir d’outils pour mieux cerner le malaise de cette génération de jeunes qui se sentent abandonnées et dont les normes de la société n’ont plus aucune signification.

Il n’y’a pas seulement le fléau du hooliganisme auquel il faut s’attaquer ; la misère dans toutes ses formes , l’échec scolaire, la faillite du système éducatif et le désistement familial doivent aussi être considérés comme des fléaux  impitoyables qui enveniment notre société.

Agissons de sorte que la citation d’un certain philosophe suisse ne soit pas marocaine :

“Le présent est médiocre, l’avenir s’annonce mauvais : ruine sur ruine misère sur misère.”